Nous sommes partis à la rencontre de Philippe Noyer, Directeur Général d’Eldera, et nouvel équipementier de l’USO pour les trois prochaines saisons, afin de découvrir sa marque et son parcours.

Philippe pouvez-vous nous parler de votre société

La création de la marque Eldera est assez récente puisque nous avons commencé en 2009, la première année nous avons fait 50 000 pièces et aujourd’hui nous en sommes à 700 000. La société Sopuytex, propriétaire d’Eldera, par contre a plus de 25 ans, je l’avais créé après ma carrière sportive, le groupe fait aujourd’hui 7 millions d’euros de chiffres d’affaires.

Nous avons été distributeur d’une marque italienne, Legea, pendant 9 ans et puis à un moment nous nous sommes dit que nous savions faire l’importation, la distribution d’articles de sport, nous connaissions suffisamment de clients pour commencer donc nous nous sommes lancés. Nous avons créé la marque et ça a été une grosse réussite.

C’est un nouveau défi qui vous attend avec l’USO ?

Aujourd’hui nous franchissons une étape supplémentaire en devenant équipementier d’un club de Top 14, nous allons apprendre à nous connaître. Quand j’étais distributeur pour Legea j’ai été équipementier pour Montauban, je sais ce que c’est d’être équipementier d’un club de Top 14. De la même manière quand j’étais équipementier d’Ajaccio, je sais ce que c’est que d’équiper une équipe professionnelle de football donc il n’y a rien qui me surprendra au niveau des demandes que l’on peut avoir. Nous essayons d’être le plus proche possible des sportifs, nous sommes tous plus ou moins des sportifs dans le staff, nous savons ce que les sportifs veulent.

Est-ce que cela réclame des efforts supplémentaires ?

Pour l’année prochaine je souhaite que le club soit un vecteur publicitaire pour la marque et pour cela il faut que ce soit nos produits et exclusivement nos produits qui soient portés par les joueurs. Nous sommes prêts à développer de nouveaux produits spécifiques au rugby et à l’USO. Par exemple une poche spéciale dans le dos du maillot pour accueillir un GPS ou encore une couture déplacée sur le short pour les avants en mêlée.

Quel est votre cœur de cible ?

Nous ne travaillons en France qu’avec des distributeurs qui prennent un échantillonnage de nos produits de notre catalogue et qui le présente à des clubs de football, de basket, de pétanque… Nous avons commencé par faire 50 000 pièces, chaque année nous avons augmenté notre quantitatif de produits, nous atteindrons rapidement 1 million de pièces parce que ça marque plutôt fort.

Pouvez-vous nous parler de ce maillot 100% made in France ?

Nous sommes la seule marque française à produire en France, pour l’USO nous avions la possibilité de produire le maillot de match et les maillots réplica exclusivement en France. Nous avons sauté sur l’occasion, c’était également une réelle envie de la part du club, un maillot 100% made in France colle aux valeurs véhiculées par le club.