Le troisième ligne Patrick Sobela est revenu sur le succès des Oyomen face au Stade Français dimanche. Si les sourires sont revenus aux entraînements après les deux victoires, les Rouge & Noir ne font pas preuve d’excès de confiance et restent concentrés sur leur rugby avant le déplacement à Bordeaux. 

Après la victoire face à Clermont vous attendiez une confirmation c’est chose faite avec ce deuxième succès d’affilée

C’est chose faite, on a pris huit points en deux matchs, ça nous permet de revenir petit à petit sur Brive et c’est positif. 

Vous avez bien maitrisé la première mi-temps, vous vous faites peur sur la deuxième avec du suspens jusqu’à la fin du match 

Oui on les laisse dans le match, ils tiennent plus le ballon, ils nous mettent à mal sur de bons temps de jeu, c’est une bonne équipe. En deuxième mi-temps on a été résistants, on est resté compacts en défense et solidaires. 

Vous avez été en difficulté sur les secteurs de la mêlée et de la touche, est-ce que vous avez analysé d’où venaient les difficultés que vous avez rencontrées ? 

Le cinq de devant est revanchard, à Bordeaux ce sera un match encore plus costaud devant. On travaille bien cette semaine et on espère relever le challenge contre Bordeaux.

Au match aller cette équipe vous avait posé énormément de problème sur la mêlée, après la rencontre face au Stade Français est-ce que c’est un secteur que vous avez ciblé plus particulièrement ?

Bien sûr et je pense que Bordeaux a regardé notre match du week-end dernier et ils ont vu qu’on avait des difficultés, ils vont appuyer sur ça. On sait que c’est un secteur sur lequel ils vont nous attendre, au moins on est préparé. 

Vous avez connu une période compliquée entre votre première et votre deuxième victoire en championnat, comment gérer la confiance accumulée sur ces deux matchs sans basculer dans le trop plein de confiance ?  

Même pendant les défaites on est resté un groupe solidaire, humble. On est une équipe assez jeune qui travaille bien et je pense que c’est pour cela que les résultats payent actuellement. On reste sur cette lancée, on sait qu’on est derniers, la saison n’est pas finie on doit continuer à pousser et travailler. C’est un état d’esprit que l’on a depuis le début de saison. 

Vous allez affronter une équipe de Bordeaux-Bègles qui n’a plus remporté un match depuis le 6 janvier quel est ton point de vue sur cette équipe ? 

C’est une bonne équipe assez mobile, forte en mêlée et en conquête. Ce week-end il va leur manquer des internationaux et ça peut être quelque chose d’intéressant pour nous. On ne les sous-estime pas, ils visent toujours le haut de tableau, on sait qu’on va se déplacer chez une grosse équipe. 

Dans le contexte c’est un match qui ressemble à celui de Clermont, une équipe en difficulté, qui n’a pas ses internationaux  

C’est un match différent, c’est un autre adversaire. On ne pense pas de la même façon, on n’aura pas la même équipe, on va dans une nouvelle optique. Ce sera un nouveau challenge, une nouvelle équipe, il faudra gérer cela. De notre part il y a aura de l’intensité en espérant que ça apporte quelque chose.

Vous avez joué dimanche face au Stade Français, vous vous déplacez à Bordeaux samedi avec une semaine plus courte, comment est-ce que vous avez géré cette préparation écourtée ? 

On est obligé d’être précis mais il faut aussi rester frais. On a fait beaucoup de vidéo pour nous permettre de voir les détails. Aujourd’hui (mercredi) c’était une journée assez complète et intense parce qu’on sait qu’il n’y a pas beaucoup de jours d’entraînement, mais on s’est adapté.