Christophe Urios et Oyonnax c’est au départ un rapprochement pas forcement naturel. Le sud-ouest découvrant le sud-est, un accent rocailleux échangeant avec un autre plutôt trainant, un connaisseur de vigne au milieu d’une forêt de sapins, une paire de tongues testant la neige.

Bref des ingrédients pas forcément compatibles mais une mayonnaise qui a pris contre toute attente dès le premier contact initié par un ami agent entre Christophe, Hervé David et jean marc Manducher.

8 ans de partage et de travail pour écrire un chapitre mémorable de notre club plus que centenaire pour le conduire vers les sommets du rugby Français

Ces années Rouge et Noires, Christophe, auront été celles des révélations.

Ton talent pour dénicher les joueurs complémentaires et revanchards, bien sûr. Mais également ton art pour extraire de ces joueurs la quintessence du rugby. On les pensait recrutés à contre-emploi, tu nous as prouvé l’inverse !

Et le magnifique chemin que tu as permis de tracer à des hommes comme Joe El Abd ou Frédéric Charrier pour réussir la transition entre le terrain et le banc des techniciens, est une de tes réussites les plus symboliques.

ET Mathon, Et nos supporters, ne font plus qu’un avec son équipe car ici, ici, c’est Oyonnax.

On savait bien qu’un jour ou l’autre on devrait refermer le livre après avoir tourné la dernière page.

Et la crainte de subir de plein fouet le contrecoup de l’annonce de ton départ nous a valu une fin d’année 2014 stressante.

Toi, tu avais choisi de chasser la pression par les victoires.

Quelle saison: la dernière mais la plus belle !

Avec cette sensation pénible pour nos adversaires et euphorisantes pour nous tous, qu’avec toi et ton équipe, rien n’est impossible.

Oyonnax va devoir apprendre à se passer de toi.

Pas si simple, bien entendu, mais nous avons des idées pour la suite et de la suite dans les idées.

Nous savons à quel point ton départ est une perte, mais nous garderons le même cap et continuerons à écrire l’histoire du rugby oyonnaxien.

Tu étais peut-être arrivé chez nous à contresens, mais ton histoire ici s’arrête avec bon sens.

Et dans la bonne direction pour nos amis castrais.

Bon vent, bonne route et merci pour tout, l’ami.