Le troisième ligne Etienne Herjean est revenu sur la fin de série des Oyomen à Aurillac. Il analyse la rencontre dans le Cantal et se projette sur le dernier match de la phase aller à Grenoble.

Après sept victoires consécutives la série a pris fin vendredi soir à Aurillac, il y a forcément des regrets vu la physionomie du match 

Oui il y a des regrets et de la frustration. C’est un match qui s’est déroulé dans des conditions très difficiles, nous avons moins su nous adapter à ces conditions que l’adversaire. Nous sommes un peu frustrés que la série d’arrête.

Vous avez joué un peu plus de dix minutes à 15 contre 14 mais n’avez pas pu profiter de cette supériorité numérique, comment l’expliques-tu ? 

Les conditions climatiques empêchaient de développer du jeu, la supériorité numérique ne nous a pas plus avantagé. Peut-être que nous n’avons pas su appuyer là où il fallait pour en profiter. En conquête et dans le jeu au pied nous avons été moins performants qu’eux, ça joue aussi sur le match, ce sont ces détails qui font la différence. 

A moins de trois minutes de la fin vous choisissez les trois points plutôt que la pénaltouche c’est le choix de la raison ? 

Oui, il restait un petit peu de temps, nous n’avions pas réussi à franchir la ligne d’en-but pendant la partie. Nous avons préféré prendre trois points, pour entrer dans le bonus, mais aussi en se disant qu’il y avait encore le temps d’avoir une occasion de marquer. C’est un choix stratégique que nous avons fait.

Jeudi soir vous vous déplacez chez votre dauphin pour le dernier match de la phase aller, dans quel état d’esprit êtes-vous ?

Nous voulons de nouveau prendre du plaisir et arriver à jouer notre jeu. Lors des deux derniers matchs nous n’avons pas été les plus performants. Nous voulons remettre les choses dans l’ordre, se retrouver et faire un bon match contre une grosse équipe. On s’attend à un gros match que nous avons tous envie de jouer. 

Même si ce n’est qu’un match de phase régulière, potentiellement le vainqueur de la rencontre peut prendre la place de leader, c’est anecdotique ou c’est déjà une façon de mettre la pression sur un adversaire direct ? 

Nous ne préparons pas ce match comme un match de phases finales. C’est un match sérieux, nous savons à quoi nous attendre, nous avons envie de répondre présents là-bas et d’être le meilleur possible. 

Quelles seront les clés de la rencontre ?

Le pragmatisme, la discipline surtout à l’extérieur. Il ne faut pas tomber dans une pression négative parce que nous nous déplaçons à Grenoble. Il ne faut pas que l’on se perde, il faut rester concentré sur notre jeu. Il faudra de l’application, de la concentration et de l’énergie dans cette fin de phase aller. Nous sommes dans l’hiver nous venons tous les deux d’un déplacement dans la boue, la pluie et le vent, l’équipe la plus en forme sera la plus performante.