A quelques jours d’une première historique au stade Charles-Mathon le troisième ligne, Bilel Taieb, est revenu sur la victoire des Oyomen à Angoulême. Il nous parle de l’état d’esprit du groupe, de l’adversaire bayonnais et de l’importance du public dans une rencontre comme celle-ci. 

Vous avez fait preuve d’orgueil à Angoulême pour vous offrir une victoire synonyme de demi-finale, qu’est-ce que cette rencontre peut vous apporter notamment dans l’état d’esprit pour la rencontre de samedi ?  

Cette rencontre nous a permis de redescendre sur terre, d’avoir une dernière chance pour obtenir une demi-finale à domicile. C’était un match qu’on avait préparé à fond, où il nous fallait gagner, ne pas penser à ce que les autres faisaient et se focaliser sur nous. Ça nous a permis de nous resserrer, c’est un match qui tombe bien pour la suite du championnat. 

Un de vos objectifs de la saison est atteint avec cette demi-finale à domicile, dans quel état d’esprit êtes-vous à quelques jours de cette première historique à Mathon ? 

Il y a de l’excitation, de l’envie, on a hâte d’y être. On n’a qu’une seule chance pour accéder à un autre objectif. C’est un match très important, pour la plupart ce sera le premier match de phases finales. Il y aura de l’émotion, ce sera la dernière à domicile donc à nous de bien finir. 

Vous avez bénéficié d’une semaine de repos supplémentaire par rapport à votre adversaire comment est-ce que vous l’avez utilisé ?  

On s’est reconcentré sur nous, pour mettre un peu de fraîcheur mais aussi pour travailler physiquement. On a regardé ce que l’on faisait de bien et ce que l’on pouvait améliorer. Cette semaine-là a plutôt permis de travailler nos lacunes. 

Vous allez recevoir Bayonne qui a disposé de Nevers qu’est-ce que tu as pensé de cette rencontre ? 

Ça a été un gros match, il y a eu beaucoup d’engagement. On connaît Bayonne on sait que c’est une équipe très dense devant et avec de gros joueurs derrière. Ce sera un match très engagé avec beaucoup de combat, c’est une demi-finale, il n’y aura qu’un seul gagnant. A nous de tout donner pour continuer.                                                                                                          

Ce sera votre troisième match cette saison face aux bayonnais, vous aviez chacun remporté votre match à domicile, est-ce qu’en phases finales on remet les compteurs à zéro ? 

Oui en phases finales c’est du 50-50, on ne se pose plus de questions. C’est celui qui aura le plus envie qui remportera le match. Avec les phases finales on rentre dans autre chose, c’est du sérieux. 

Quelles sont les forces de cette équipe bayonnaise ?  

Leurs avants sont denses donc ils réussissent à créer de l’avancée. Ils ralentissent beaucoup les rucks, à nous d’être vigilants là-dessus. Derrière ils ont des individualités qui peuvent créer des brèches. Il y aura 23 joueurs de chaque côté, que le meilleur gagne. 

Samedi vous jouerez dans un stade acquis à votre cause pour un match couperet à quel type de rencontre est-ce que tu t’attends ?

J’espère qu’il y aura beaucoup de supporters, beaucoup de bruit, beaucoup de force. On le ressent, plus il y a de gens, plus il y a de force. Il faut faire un bon match à domicile, finir sur une bonne note à Mathon. On attend beaucoup des supporters, ça nous permettra de nous surpasser. Quand on joue chez soi, quand on a le public, la famille, les amis derrière nous c’est vraiment une force supplémentaire. J’espère que ça se ressentira samedi et que ça nous permettra de basculer vers une victoire.